LOMBALGIES

  • EN SAVOIR+



    A lire : Seul un praticien expérimenté peut poser un diagnostic précis en pathologie vertébrale. Le rôle du praticien est de déterminer le caractère pathologique ou non d'une anomalie discale ou vertébrale découverte sur un examen d'imagerie. Il devra alors en préciser le risque et le potentiel évolutif, élément capital dans la décision thérapeutique. Enfin, son diagnostic permettra d'identifier parmi ces anomalies, celles qui ne sont pas responsables de symptomes, qui ne sont pas porteurs de risques et qui ne nécessiteront donc pas de traitement particulier.

    • SYMPTOMES

    la discopathie lombaire peut être responsable de deux grands types de symptômes : le mal de dos (lombalgie) et les douleurs dans les jambes (sciatiques ou cruralgies). De manière assez schématique, c'est la dégénérescence de l'ensemble du disque qui est responsable des lombalgies, et la hernie (ou la protrusion) discale, qui peut comprimer les racines nerveuses et déclencher les sciatiques. En cas de disque très pincé, très protrus ou très inflammatoire, les sciatiques peuvent apparaître, même en l'abscence de hernie. Les lombalgies liées à la discopathie lombaire correspondent à des douleurs en barre, à la partie basse du dos. Rester assis ou debout de manière prolongée est rapidement très pénible. Les douleurs sont très sensibles à l'effort, et forcent souvent la personne souffrante à diminuer ses activités, sportives ou professionnelles. Il existe souvent des douleurs et des raideurs matinales qui imposent une période de chauffe avant le début des activités quotidiennes. L'aggravation se fait chez certaines personnes par l'augmentation de la fréquence, de la durée et de l'intensité des crises de blocages lombaires. La douleur peut alors devenir permanente, de jour comme de nuit. Le retentissement sur la vie sociale et familiale est souvent très important, et peuvent conduire la personne souffrante à un sentiment d'echec voire à une dépression. Les douleurs de sciatiques sont décrites dans le paragraphe hernie discale.


    • LES EXAMENS

    Les discopathies lombaires sont parfaitement bien diagnostiquées par une IRM du rachis lombaire, qui est le meilleur examen pour évaluer l'état du disque. Souvent des radiographies de la colonne vertébrale en totalité sont également importante pour le chirurgien vertébral, afin d'avoir une vision globale de la forme du dos, qui peut influencer la décision de traitement. Dans les cas où la dégénérescence du disque est déjà au stade de l'arthrose, un scanner du rachis lombaire permettra de mieux apprécier les contours osseux des vertèbres.


    • LA CHIRURGIE

    La chirurgie de remplacement discal lombaire ne se pratique pas par le dos, comme une simple chirurgie de hernie discale, mais à travers l'abdomen, pour exercer le minimum de tension sur les racines nerveuses situées à l'arrière du disque. Il s'agit d'une technique mini-invasive, puisque chez un sujet mince, la prothèse discale sera mise en place à travers une incision de 5 à 7 cm. Le remplacement discal est une technique chirurgicale très exigeante, qui nécessite l'action conjointe d'un chirurgien vertébral et d'un chirurgien vasculaire spécialisé dans ce type d'abord chirurgical. Les techniques anesthésiques ont également du être adaptées à cette chirurgie. Les douleurs post-opératoires sont maitrisées par l'équipe anesthésiste, grâce à l'utilisation de cathéters périduraux (selon le principe de la "péridurale" lors des accouchements), qui permettent de diffuser un anesthésique local et un antalgique directement au contact de le zone opérée. Ce cathéter est laissé en place les 3 à 4 jours qui suivent l'intervention. Le patient opéré pour une prothèse discale pourra alors se lever, sans immobilisation ni corset et sera alors autonome pour les gestes de la vie quotidienne.


    • CONSEILS POST-OPERATOIRES

    A la clinique : Le premier lever se fait en général le troisième ou le quatrième jour suivant l'intervention, sous le contrôle du kinésithérapeute. Un corset est nécessaire en cas d'arthrodèse mais pas en cas de prothèse discale. Il s'agira alors d' un corset amovible en plastique adapté, qui aura été au préalable moulé sur mesure. Le port de ce corset n'est pas nécessaire en position couchée. Le kinésithérapeute vous apprend et contrôle les gestes que vous aurez à effectuer pendant toute votre convalescence : la manière de se lever, se coucher, se baisser, ramasser des objets au sol, faire sa toilette. Durant votre séjour à la clinique, vous retrouverez une certaine autonomie pour ces gestes de la vie quotidienne. Les prescriptions de soins de pansement, de médicaments antalgiques et d'arrêt maladie jusqu'à la consultation de contrôle vous seront délivrés à la sortie.

    Un chirurgien du CCV Montpellier est systématiquement de garde et joignable en cas d’urgence 24h/24. Pour le joindre cliquez ici