LA SCOLIOSE DE L'ADOLESCENT

  • EN SAVOIR+



    A lire : Seul un praticien expérimenté peut poser un diagnostic précis en pathologie vertébrale. Le rôle du praticien est de déterminer le caractère pathologique ou non d'une anomalie discale ou vertébrale découverte sur un examen d'imagerie. Il devra alors en préciser le risque et le potentiel évolutif, élément capital dans la décision thérapeutique. Enfin, son diagnostic permettra d'identifier parmi ces anomalies, celles qui ne sont pas responsables de symptomes, qui ne sont pas porteurs de risques et qui ne nécessiteront donc pas de traitement particulier.

    • SYMPTOMES

    La scoliose déforme le dos, sans pour autant générer de douleurs la plupart du temps. Parfois l'enfant scoliotique ne se rend même pas compte de cette déformation, qui n'est remarquée que par l'entourage. Dans d'autre cas, des douleurs de tensions musculaires, ou des asymétries dans le tronc vont orienter vers une pathologie de la colonne et permettre le diagnostic. La scoliose simple, dite idiopathique, n'entraine pas de risque de paralysie.


    • LES EXAMENS

    La scoliose se diagnostique très facilement sur des grandes radiographies prenant la colonne vertébrale en totalité. Ces radiographies vont permettre de mesurer précisément l'angulation des courbures du dos et seront donc indispensables tant pour le suivi que pour la décision finale de recourir à un traitement chirurgical ou non. En cas de douleurs localisées sur une portion de la colonne vertébrale, une IRM devra également être pratiquée.


    • LA CHIRURGIE

    La chirurgie peut être pratiquée soit par le dos, soit par l'abdomen. Elle consiste en la mise en place d'implant métalliques (ostéosynthèse), qui vont permettre de redresser la colonne vertébrale. Ces implants vont servir de tuteur à la colonne, et vont la maintenir le temps que la greffe osseuse, qui sera systématiquement faite lors de la chirurgie, consolide et renforce le dos de manière définitive. Il s'agit d'une arthrodèse, c'est à dire d'un blocage d'une partie de la colonne, dont la mobilité en position pathologique ne peut être conservée. Lors de la décision d'intervention, le chirurgien trouvera systématiquement le meilleur compromis entre ce blocage vertébral qui doit être suffisamment étendu pour lui permettre de bien redresser la colonne, mais le plus court possible pour laisser persister le maximum de mobilité. Ce sont les disques intervertébraux les plus bas situés qui sont les plus mobiles, et ce seront eux, qui seront le plus souvent préservés.


    • CONSEILS POST-OPERATOIRES

    A la clinique : Le premier lever se fait en général le troisième ou le quatrième jour suivant l'intervention, sous le contrôle du kinésithérapeute et avec un corset amovible en plastique adapté, qui aura été au préalable moulé sur mesure. Le port de ce corset n'est pas nécessaire en position couchée. Le kinésithérapeute vous apprend et contrôle les gestes que vous aurez à effectuer pendant toute votre convalescence : la manière de se lever, se coucher, se baisser, ramasser des objets au sol, faire sa toilette. Durant votre séjour à la clinique, vous retrouverez une certaine autonomie pour ces gestes de la vie quotidienne. Les prescriptions de soins de pansement, de médicaments antalgiques et d'arrêt maladie jusqu'à la consultation de contrôle vous seront délivrés à la sortie.

    Un chirurgien du CCV Montpellier est systématiquement de garde et joignable en cas d’urgence 24h/24. Pour le joindre cliquez ici