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Dr Grégory EDGAR-ROSA

ALIF : Plus large série mondiale au CCV

Le CCV à l’origine de la plus vaste étude au monde sur les taux de consolidation des implants rachidiens ALIF. Le DR Edgard-Rosa expose ses résultats au congrès national SFCR.

La société française de chirurgie rachidienne SFCR a sélectionné cette année notre étude sur 1779 patients, menée depuis plusieurs années au CCV Montpellier, sur la fusion des implants inter-vertébraux mis en place par voie abdominale.

Comprendre la problématique

La réussite finale d’une chirurgie d’arthrodèse, qu’elle soit réalisée par le dos ou par l’abdomen, a lieu quand les vertèbres atteintes par l’arthrose se soudent : c’est la fusion inter-vertébrale. Cette fusion peut mettre 12 à 24 mois à se constituer et doit être analysée par un scanner lombaire.
Au CCV Montpellier, à chaque fois que la mobilité des vertèbres peut être préservée, le recours à la prothèse discale sera le premier choix, mais dans les cas où l’arthrose rend la restauration de cette mobilité impossible, le choix d’un implant fixe d’ALIF, mis en place exactement dans les mêmes conditions que la prothèse peut s’avérer le meilleur choix. Une fois consolidé, les résultats de cette chirurgie sont très proches de ceux de la prothèse discale car ces 2 interventions partagent beaucoup de point communs : l’abord par l’abdomen qui permet d’épargner totalement les muscles dorsaux, la mise en place d’un implant qui s’enfouie totalement entre les vertèbres (à la différence des vis d’arthrodèses qui sont fixées sur la colonne en surépaisseur) et la remise en hauteur de tous les espaces affaissés par l’usure discale et l’arthrose pour dégager les racines nerveuses et rééquilibrer la colonne dans sa position initiale (à la différence des chirurgies par le dos qui ont tendance à bloquer le dos dans la position finale confinée de l’arthrose).
Il manquait un outil d’analyse fiable pour étudier au plus près la réussite ou non de cette fusion. C’est grâce aux données de notre institut (l’Institut Montpelliérain du rachis) qui collecte en temps réel les données scientifiques des patients opérés au CCV Montpellier, que nous avons pu constituer la plus large série au monde sur ces implants ALIF et établir ainsi une classification permettant de quantifier le degré de fusion des vertèbres.

Quels est l’intérêt scientifique de cette étude ?

La classification crée par le CCV Montpellier devrait devenir un outil de comparaison des différentes technologies d’implants rachidiens, pour déterminer ceux qui induisent la meilleure qualité de fusion osseuse. L’objectif est d’identifier les points forts et les points faibles de chaque implant afin de créer dans l’avenir, le modèle qui aura la plus grande efficacité.
En parallèle à cette étude, le CCV Montpellier travaille en collaboration avec plusieurs firmes pharmaceutiques sur la réalisation de nouvelles générations d’implants ALIF ou de prothèses discales.

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